L’Europe a son premier pays « sans tabac » : Le modèle suédois valide le pragmatisme de l’APSA APSA - Association Prévention Santé Aquitaine

Si les politiques de prévention ont démontré leur efficacité, les avancées scientifiques appellent aujourd’hui à réinterroger la cohérence de nos stratégies nationales en matière de sevrage.

La Suède vient d’annoncer officiellement être passée sous la barre symbolique des 5 % de fumeurs quotidiens au sein de sa population adulte. Elle atteint ainsi, avec 14 ans d’avance, l’objectif officiel de société « sans fumée » fixé par l’Union européenne pour 2040.

Pour l’APSA et son Pôle 2 dédié à la Réduction des Risques (RdR), ce résultat n’est pas une surprise. C’est la validation éclatante, par les chiffres et la science, d’une stratégie que nous défendons au quotidien sur le terrain.

Pendant que la Suède célèbre sa victoire contre le fléau du tabac combustible, la France stagne dans une impasse idéologique :

En Suède : moins de 5 % de la population adulte fume quotidiennement en mai 2026.

En France : près de 24 % des adultes fument encore chaque jour. Notre pays reste l’un des plus mauvais élèves d’Europe occidentale.

La France applique pourtant une politique d’une sévérité extrême :

prix du paquet de cigarettes en hausse constante, paquets neutres, interdictions de plus en plus larges.

À l’inverse, la Suède a réussi là où la France échoue, non pas en misant tout sur la punition, mais en offrant des portes de sortie réalistes, pragmatiques et accessibles aux usagers.

La clé du succès suédois réside dans un concept que l’APSA place au cœur de son ADN : la séparation radicale entre la nicotine et la combustion. Ce ne sont pas les molécules de nicotine qui tuent, ce sont les goudrons, les gaz toxiques et le monoxyde de carbone inhalés lorsqu’on brûle du tabac.

En autorisant et en favorisant l’accès à des alternatives sans fumée à commencer par la vape (cigarette électronique) et les sachets de nicotine la Suède a permis à ses citoyens de conserver l’apport nicotinique tout en réduisant les risques pour leur santé.

L’analyse des données suédoises montre que le remplacement de la cigarette par ces outils de réduction des risques s’accompagne d’une baisse spectaculaire des taux de cancers pulmonaires et de maladies cardiovasculaires, faisant de la Suède le pays affichant la plus faible mortalité liée au tabac en Europe.

L’interdiction pure et simple et la culpabilisation des usagers ont montré leurs limites.

Cette réflexion s’appuie sur une exigence de complétude scientifique, étayée par des travaux de référence récents :

• La revue Cochrane (2024) • L’expertise de l’ANSES (décembre 2025) • Les travaux du RESPADD (mars 2026)

La science a parlé, l’histoire s’écrit en Suède, et l’APSA continuera à se battre pour que ce pragmatisme de bon sens soit enfin reconnu et appliqué en France.

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